Glossaire technique
Les sigles et termes qui reviennent le plus souvent sur ce site et dans un projet électrique — courant, mesure, protections, câblage, et quelques sigles propres au bureau d'études.
Courant & mesure
Les bases, et les appareils qu'on utilise pour les vérifier sur le terrain.Le courant continu circule toujours dans le même sens (piles, côté DC d'un panneau photovoltaïque). Le courant alternatif change de sens périodiquement — 50 fois par seconde en France (50 Hz) — c'est la forme utilisée par le réseau de distribution et la quasi-totalité des installations domestiques.
Le « courant fort » désigne les circuits qui transportent de l'énergie (éclairage, prises, chauffage, force motrice) — le cœur de métier d'un bureau d'études électriques BT/HTA. Le « courant faible » désigne les circuits qui transportent de l'information plutôt que de l'énergie (téléphonie, réseau, alarme, vidéosurveillance), avec des courants et des règles d'installation très différentes.
Composante de l'opposition d'un circuit au passage du courant alternatif, due aux effets inductifs et capacitifs (contrairement à la résistance, qui existe aussi en courant continu). Voir Chute de tension, où elle est en général négligée devant la résistance pour les sections courantes.
Le premier mesure un courant (se branche en série dans le circuit), le second une tension (se branche en parallèle), le troisième une résistance (sur un circuit hors tension). Un multimètre combine ces fonctions — et souvent d'autres, comme le test de continuité — dans un seul appareil.
Protections & sécurité
Les indices et dispositifs qui reviennent sur Volumes salle de bain et Couleurs de fils.Surveille en permanence l'équilibre entre le courant entrant et sortant d'un circuit, et coupe l'alimentation dès qu'il détecte une fuite (par exemple vers la terre) — c'est la protection des personnes contre l'électrisation. Le seuil de 30 mA revient très souvent sur ce site : c'est le seuil de sensibilité le plus courant en habitation.
Le disjoncteur coupe automatiquement un circuit en cas de surintensité (surcharge ou court-circuit), pour protéger les câbles contre un échauffement dangereux. Un « disjoncteur différentiel » combine cette fonction avec celle d'un DDR dans un seul appareil.
Classe I : l'appareil a une isolation principale, mais sa carcasse métallique doit être reliée à la terre en cas de défaut d'isolement. Classe II : double isolation (ou isolation renforcée) — aucune mise à la terre n'est nécessaire, souvent signalé par le symbole du double carré.
Système où la tension est volontairement abaissée pour qu'un contact direct ne présente pas de danger. Le seuil exact dépend du contexte (courant continu ou alternatif, local sec ou humide) — dans les volumes 0 et 1 d'une salle de bain, le seuil imposé est ≤12 V~/30 V= (voir Volumes salle de bain).
Note la protection d'un boîtier contre les corps solides et les liquides (norme IEC 60529), sous la forme IPxy : x = solides/poussières (0 à 6), y = liquides (0 à 9). Le « X » remplace un chiffre non spécifié — par exemple IPX4 précise seulement la protection contre les liquides.
Note la résistance mécanique d'un boîtier aux chocs (norme IEC 62262), de IK00 (aucune protection) à IK10 (résistance à un choc de 20 joules). Ne pas confondre avec l'indice IP, qui concerne les solides et les liquides.
Contact direct et accidentel entre deux conducteurs de potentiels différents (par exemple phase et neutre), qui fait grimper le courant à une valeur très supérieure à la normale en une fraction de seconde. C'est l'un des deux défauts — avec la surcharge — contre lesquels un disjoncteur protège une installation.
Une surtension est une hausse brutale et transitoire de la tension (coup de foudre, manœuvre sur le réseau), qui peut endommager les équipements électroniques sensibles. Un parafoudre détecte cette surtension et écoule l'excédent vers la terre pour protéger l'installation en aval.
Coupe le courant en cas de surcharge ou de court-circuit en fondant un élément calibré — contrairement à un disjoncteur, il doit être remplacé après chaque déclenchement. Largement remplacé par le disjoncteur dans l'habitat récent.
Coupure volontaire et automatique de certains usages non prioritaires (un chauffe-eau, une borne de recharge…) pour éviter de dépasser la puissance souscrite. Principe central du pilotage intelligent d'une installation IRVE ou photovoltaïque comportant plusieurs gros consommateurs.
Câblage & appareillage
Voir aussi Couleurs de fils et Formules électriques.Système normalisé (douille + prise) qui permet de raccorder un luminaire sans intervenir sur les fils électriques. Obligatoire sur tout point d'éclairage fixe neuf au plafond.
Espace technique qui centralise, dans un logement, l'arrivée des réseaux (électricité, télécom) et le tableau électrique. Généralisée dans les logements neufs ou fortement rénovés.
Désignation d'un câble rigide à isolant et gaine PVC (par exemple « R2V 3G2,5 »). Voir Couleurs de fils pour le détail de la désignation — le « G » signifie « Ground », conducteur de terre inclus.
Rapport entre la puissance active réellement consommée et la puissance apparente fournie par le réseau. Voir Formules électriques et le convertisseur I / P / cosφ.
Permet d'isoler physiquement une portion de circuit pour une intervention de maintenance, en toute sécurité — contrairement à un disjoncteur, il n'est pas conçu pour couper un courant de défaut, seulement pour ouvrir un circuit déjà hors charge (sauf version « interrupteur-sectionneur », qui a un pouvoir de coupure en charge).
Le conducteur — vert/jaune, voir Couleurs de fils — qui relie les masses métalliques d'une installation à la terre, pour écouler un courant de défaut et limiter la tension de contact en cas de défaut d'isolement.
Terme général pour tout ce qui protège et guide les câbles dans un bâtiment : gaine (tube flexible ou rigide), goulotte ou moulure (profilé apparent), chemin de câbles (support métallique pour de gros volumes), ou gaine TPC (conduit enterré). Le mode de pose choisi influence directement les facteurs de correction utilisés pour dimensionner une section de câble.
Boîtier qui regroupe et protège le raccordement de plusieurs câbles, accessible pour la maintenance — encastrée, en saillie, ou scellée dans le gros œuvre selon le contexte.
Modifie la tension d'un courant alternatif (l'élève ou l'abaisse) par couplage magnétique entre deux bobinages, sans liaison électrique directe entre eux — utilisé aussi bien sur le réseau HTA/BT que pour alimenter un circuit en TBTS.
Documents & normes
La norme française qui régit la conception et la réalisation des installations électriques basse tension. C'est le document de référence cité sur tout ce site — voir l'avertissement en haut de chaque page.
Sigles du bureau d'études
Ceux qui apparaissent dans les prestations de C.E.C.Accompagnement du client (le maître d'ouvrage) tout au long d'un projet : cahier des charges, choix techniques, suivi jusqu'à réception.
Les plans, schémas et notes de calcul détaillés, prêts à être utilisés directement sur le chantier.
Le dossier remis en fin de chantier, qui décrit l'installation telle qu'elle a réellement été réalisée (et non plus seulement telle qu'elle était prévue).
Le terme générique pour les bornes de recharge de véhicules électriques et leur raccordement électrique.
GNSS (Global Navigation Satellite System) est le principe général de positionnement par satellites (GPS, Galileo…). RTK (Real-Time Kinematic) est une technique de correction en temps réel qui permet d'atteindre une précision centimétrique — utilisée en géoréférencement.
Ce glossaire vise à clarifier le vocabulaire utilisé sur ce site — pour une définition contractuelle ou réglementaire précise, seul le texte normatif officiel (NF C15-100, IEC 60529, IEC 62262…) fait foi.